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  • : SominFéklèr
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  • : « Somin Féklèr » est un club de réflexion politique sur les principaux dossiers et sujets de société qui concernent la commune de Saint-Paul. Sa création est une nécessité quand on sait que les choix tactiques voire purement électoraux des

Contributions individuelles

Samedi 7 février 2009 6 07 /02 /2009 06:24

 

Introduction : Cette analyse de projet reste un point de vue strictement personnel et en aucun cas, implique quiconque de l’association « Somin Féklèr ». Il en résulte un avant projet sommaire, qui n’engage que moi. Si ce projet éveille un  quelconque intérêt pour autrui, sa contribution sera la bienvenue.

Tous les renseignements et photos ont été pris dans divers documents mis dans un moteur de recherche bien connu. Si le ou la propriétaire de ces documents, se sentait floué, qu’il ait la gentillesse de me le faire savoir, je retirerai ces dits documents , de mon projet.

Sources : J.I.R (Clicanoo), Randorun, et particuliers


Quelques informations :

Situation :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ravine Saint-Gilles  : Bassin des Cormorans, bassin des trois roches ou des Aigrettes, bassin malheur, bassin bleu. 

 Les bassins de la Ravine Saint-Gilles se situent à l'Ouest de La Réunion, entre Saint-Gilles-les-Bains et Saint-Gilles-les-Hauts.

Ils constituent une excursion prisée d'une vingtaine de minutes de marche facile pour accéder à des petites piscines naturelles creusées au pied de chutes d'eau.
Il y coule une eau limpide et fraîche offrant une oasis de fraîcheur dans la chaleur parfois étouffante de la côte ouest.

 

 

 

 

Situation : D 10 direction Saint-Gilles les Hauts au-dessus du théâtre de plein air

 

 

 

La Ravine Saint-Gilles descend du Bénard et reste souterraine jusqu'a 

 

 

l'Éperon. Mme Desbassyns  fut la première à se servir de son eau pour mettre 

 

en valeur toute la région de Saint-Gilles qui lui appartenait.




 

Mme Desbassyns

 

 

 

Son accès se fait par la route du théâtre de plein air qui se dirige vers 

 

Saint-Gilles les Hauts, un parking sur la droite, repérable par la présence d’un snack-bar, 

 

 constitue le point de départ des sentiers qui mènent aux 

 

bassins de la Ravine Saint-Gilles. 

 

 

 

La Ravine a quatre bassins à des niveaux différents, ce sont de l'aval vers 

 

l'amont :

 

 

 

- Le Bassin des Cormorans

 

 

- Le Bassin des Trois Roches, appelé improprement des Aigrettes nom 

 

 

initialement donné à un tout petit bassin, à présent comblé et
obstrué par une 

 

 

roche tombée lors d'un cyclone.

 

- Le Bassin Malheur

 

- Le Bassin Bleu

 

 

 



Le bassin Malheur.
On accède au bassin le plus élevé par un sentier partant sur la gauche du parking (à gauche à la première intersection).
Le sentier est plat mis à part quelques passages rocheux; il suit le canal de l'Eperon.
A-mi chemin, il est nécessaire de franchir une succession de trois tunnels d'adduction d'eau.
Dans ce passage, il est pratique de disposer d'une lampe de poche.
Le bassin est alimenté par des sources résurgentes.
Sur la gauche, on pourra observer de nombreux nids de tisserands (Bélier) suspendus sur de hautes tiges de bambous.
 L'humidité due au bassin a permis le développement d'une végétation riche (songes, fougères, bambous...). Depuis le bassin Malheur, il est possible de suivre le Canal du Ker Anna afin d'accéder à un point de vue splendide sur le bassin des Aigrettes.











Le bassin des Aigrettes.

C'est certainement le bassin le plus accueillant et de nombreuses familles réunionnaises y viennent en fin de semaine se promener et se baigner dans une eau claire et fraîche.
Situé en aval du Bassin Malheur, le Bassin des Aigrettes est alimenté en permanence par une multitude de petites cascades.
On y accède en prenant un sentier en pente douce à l'extrême gauche du parking.
 On pourra se recueillir quelques instants à l'oratoire situé à la croisée des chemins.
 Le sentier ombragé est très agréable et plat. Très accueillant, ce site est très fréquenté en fin de semaine. La baignade se fait dans une eau claire et limpide.
On pourra profiter des massages "naturels" prodigués par les petites cascades et parfois observer les amateurs de canyonning profitant des attraits de ce site.



 





Le bassin des Cormorans. C'est le bassin le plus en amont, alimenté par des sources résurgentes.

On y accède grâce à un sentier qui suit le canal de l'Eperon.
Une originalité de ce sentier est qu'il est nécessaire de marcher dans l'eau pour franchir une succession de trois tunnels d'adduction.
On pourra également y observer de nombreux nids de tisserands (Bélier) suspendus sur des tiges de bambous.

 

Une végétation riche (songes, fougères, bambous...) s'est développée grâce à l'humidité due au bassin.

Depuis le bassin Cormoran, il est possible de suivre le Canal du Ker Anna afin d'accéder à un point de vue splendide sur le bassin des Aigrettes.






 











Situé en aval des deux bassins précédents, ce bassin est alimenté par une cascade courte mais d'un débit qui peut être impressionnant.
On y accède en prenant à droite à l'intersection de l'oratoire puis en descendant à pic au fond de la ravine (15' après l'intersection).
Une bambouseraie se développe et offre un environnement superbe.
 Le bassin est beaucoup plus statique que les précédents et offre une zone ombragée calme et propice au repos.
On retrouve sur la gauche de l'escalier d'accès les ruines de l'usine électrique qui alimentait autrefois Saint Gilles et Le port.






                                  

Le Bassin Bleu, il faut continuer la route goudronnée jusqu'à la hauteur de l’ancienne usine de l’Eperon et vous vous dirigez vers les ruines, dans les hautes herbes, vous trouverez une piste qui rejoint la ravine

 

 

La ravine Saint-Gilles (poème de Leconte de Lisle, Recueil : Poèmes barbares)

 












La gorge est pleine d'ombre où, sous les bambous grêles,

Le soleil au zénith n'a jamais resplendi,

Où les filtrations des sources naturelles

S'unissent au silence enflammé de midi.


De la lave durcie aux fissures moussues,

Au travers des lichens l'eau tombe en ruisselant,

S'y perd, et, se creusant de soudaines issues,

Germe et circule au fond parmi le gravier blanc.


Un bassin aux reflets d'un bleu noir y repose,

Morne et glacé, tandis que, le long des blocs lourds,

La liane en treillis suspend sa cloche rose,

Entre d'épais gazons aux touffes de velours.


Sur les rebords saillants où le cactus éclate,

Errant des vétivers aux aloès fleuris,

Le cardinal, vêtu de sa plume écarlate,

En leurs nids cotonneux trouble les colibris.


Les martins au bec jaune et les vertes perruches,

Du haut des pics aigus, regardent l'eau dormir,

Et, dans un rayon vif, autour des noires ruches,

On entend un vol d'or tournoyer et frémir.


Soufflant leur vapeur chaude au-dessus des arbustes,

Suspendus au sentier d'herbe rude entravé,

Des bœufs de Tamatave, indolents et robustes,

Hument l'air du ravin que l'eau vive a lavé ;

 










Et les grands papillons aux ailes magnifiques,

La rose sauterelle, en ses bonds familiers,

Sur leur bosse calleuse et leurs reins pacifiques

Sans peur du fouet velu se posent par milliers.


À la pente du roc que la flamme pénètre,

Le lézard souple et long s'enivre de sommeil,

Et, par instants, saisi d'un frisson de bien-être,

Il agite son dos d'émeraude au soleil.


Sous les réduits de mousse où les cailles replètes

De la chaude savane évitent les ardeurs,

Glissant sur le velours de leurs pattes discrètes

L'œil mi-clos de désir, rampent les chats rôdeurs.


Et quelque Noir, assis sur un quartier de lave,

Gardien des bœufs épars paissant l'herbage amer,

Un haillon rouge aux reins, fredonne un air saklave,

Et songe à la grande Île en regardant la mer.


Ainsi, sur les deux bords de la gorge profonde,

Rayonne, chante et rêve, en un même moment,

Toute forme vivante et qui fourmille au monde

Mais formes, sons, couleurs, s'arrêtent brusquement.


Plus bas, tout est muet et noir au sein du gouffre,

Depuis que la montagne, en émergeant des flots,

Rugissante, et par jets de granit et de soufre,

Se figea dans le ciel et connut le repos.


À peine une échappée, étincelante et bleue,

Laisse-t-elle entrevoir, en un pan du ciel pur,

Vers Rodrigue ou Ceylan le vol des paille-en-queue,

Comme un flocon de neige égaré dans l'azur.


Hors ce point lumineux qui sur l'onde palpite,

La ravine s'endort dans l'immobile nuit ;

Et quand un roc miné d'en haut s'y précipite,

Il n'éveille pas même un écho de son bruit.


Pour qui sait pénétrer, Nature, dans tes voies,

L'illusion t'enserre et ta surface ment :

Au fond de tes fureurs, comme au fond de tes joies,

Ta force est sans ivresse et sans emportement.


Tel, parmi les sanglots, les rires et les haines,

Heureux qui porte en soi, d'indifférence empli,

Un impassible cœur sourd aux rumeurs humaines,

Un gouffre inviolé de silence et d'oubli !


La vie a beau frémir autour de ce cœur morne,

Muet comme un ascète absorbé par son Dieu ;

Tout roule sans écho dans son ombre sans borne,

Et rien n'y luit du ciel, hormis un trait de feu.


Mais ce peu de lumière à ce néant fidèle,

C'est le reflet perdu des espaces meilleurs !

C'est ton rapide éclair, Espérance éternelle,

Qui l'éveille en sa tombe et le convie ailleurs !

 

 

 




















A suivre…………………………….

Par SominFéklèr - Publié dans : Contributions individuelles - Communauté : la politique autrement
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Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /2009 16:47
( Documents le Journal de l'île)

://whttpww.clicanoo.com/



Le site de la ravine Saint-Gilles (Bassin des Aigrettes, Bassin Malheur, Bassins des Cormorans) officiellement interdit au public par décret pour des raisons d’hygiène et de sécurité. C’était en mars dernier et après quelques grilles vite arrachées, pliées ou trouées, la fréquentation n’avait pas bougé d’un iota. Depuis quinze jours, la situation a cependant radicalement changée. Entre 6 h et 19 h, un gardien veille en permanence et la clôture a été renforcé. En rendant le dispositif totalement hermétique. Ou presque…

 

La “phase de pédagogie active”, comme l’appelaient les services municipaux, a fait long feu. Le citoyen et la citoyenneté étant souvent des notions antinomiques, depuis l’interdiction, les visiteurs de la ravine Saint-Gilles, haut lieu du tourisme de l’Ouest, ne faisaient que passer rapidement devant les panneaux d’information et d’interdiction. Ou marcher dessus, selon l’état de la signalétique, qui était vandalisée régulièrement. Ainsi, l’arrêté préfectoral relatif aux risques d’éboulement et l’arrêté municipal protégeant une des seules ressources en eau d’une région connue pour son aridité, avaient été édictés depuis plusieurs mois sans être appliqués. Comme d’ailleurs des milliers de textes réglementaires et législatifs, dont la production effrénée et au contenu toujours plus alambiqué commence à sérieusement inquiéter les syndicats de magistrats. Mais c’est une autre histoire. En l’espèce, ces arrêtés reposent en effet sur des bases simples, compréhensibles de tous, et relevant du bon sens. “Le site renferme 3/5e de la réserve en eau de Saint-Paul, se baigner dans les bassins, c’est se baigner dans le verre d’eau des Saint-Paulois de l’Eperon à la Saline-les-Hauts, en passant par Saint-Gilles-les-Hauts et Villentroye.”

RISQUES SANITAIRES RISQUES D’ÉBOULEMENT

La loi sur l’eau de 1992 nous oblige à clôturer le périmètre approché du captage”, résume Jean-Marc Bénard, le “Monsieur eau” de la commune. Ces mesures se heurtent néanmoins à une tradition culturelle quasi séculaire des populations de la zone, à laquelle se superpose la dimension touristique d’un site qui figurait parmi les plus fréquentés de la Réunion. Depuis quinze jours, de la pédagogie active, on est passé à une étape plus radicale de la protection du site. D’une part, le parking a été totalement fermé au moyen d’un lourd portail. La clôture a par ailleurs été renforcée et élargie. Mais surtout, le périmètre est dorénavant surveillé physiquement par un agent de la sécurité, pointant de 6 heures à 19 heures. Comme le potentiel attractif du site dans sa version nocturne se résume, au mieux, à quelques chutes dans le noir, la mesure est dissuasive pour la plupart des visiteurs. L’agent doit cependant resté attentif, car il est quasiment impossible de rendre l’accès des bassins totalement hermétique, notamment en s’infiltrant plus en amont du parking, pour redescendre sur les conduites du captage.

“ON EST DÉÇU”

De son poste situé sur le parking, le gardien, s’il a l’œil, peut néanmoins repérer les intrus, puis les intercepter. “Ce sont plusieurs dizaines de personnes qui viennent tous les jours par en haut”, explique l’agent qui était en faction hier. “Le plus souvent, ils comprennent et repartent.”
Le plus souvent, les voitures de location s’arrêtent à hauteur du barreau, flanqué d’un énorme panneau de sens interdit, leurs occupants aperçoivent le gardien tout de noir vêtu, puis repartent généralement dépités. “On est là depuis dimanche, on pensait qu’on pouvait entrer. C’est indiqué sur notre guide. On est un peu déçu, il y a pas mal de chose qu’on ne peut pas voir”, déplore un couple de Chtis en vacances, en scrutant les indications du Guide du Routard 2003. Dans les prochains jours, comme le souligne Jean-Marc Bénard, un courrier sera adressé à tous les hôteliers pour qu’ils cessent de mentionner la ravine Saint-Gilles comme une possible étape du parcours touristique.
En réalité, pour être tout à fait objectif, il est encore possible d’accéder aux bassins par une voie détournée connue des habitants ayant grandi sur ce périmètre, et qui connaissent très bien leur environnement. Mais ces intrusions “locales” représentent une goutte d’eau parmi le torrent de touristes qui fondaient annuellement sur les bassins de la ravine.
“Le problème, ce n’est pas quelques personnes, mais quand des milliers se baignent annuellement”, relève à cet égard un élu de Saint-Paul.

• L’autre gardien des lieux
Officiellement, tout le monde est logé à la même enseigne, et personne n’est autorisé à franchir le lourd portail qui constituait le principal accès de la ravine Saint-Gilles. Officieusement, quelqu’un bénéficie d’une dérogation tacite. Georges n’est pas un touriste, ni un boug du coin qui vient de temps à autre se détendre au bord des bassins. Depuis plus de douze ans, il “habite” la ravine Saint-Gilles, plus précisément dans une vieille ruine abandonnée. La maison du gardien de l’ancienne installation hydroélectrique. Georges coule une vie d’ermite, totalement en marge, et cultive son carré où se côtoient pois, maïs, zembrovate, … Et d’autres plantes vertes. Il ne sort que rarement, généralement pour aller chercher des bouteilles de “café blanc”. Nous lui avions consacré deux pages dans une précédente édition (voir Le Journal de l’Ile du 5/10/2001). Georges fait en quelque sorte partie du décor de la ravine, et représente un petit morceau de la mémoire des lieux. “On ne le connaît pas”, préfère quant à lui en sourire Jean-Marc Bénard…

Loïc Ton-That

• TROIS SOURCES D’EAU POTABLE À SAINT-PAUL
La ravine Saint-Gilles alimente en eau une zone comprise entre l’Eperon et la Saline-les-Hauts. Les autres secteurs de Saint-Paul sont alimentés à partir de deux autres installations de captage. La première d’entre elles se situe à la Grande-Fontaine dont l’approvisionnement remonte pour distribuer le Bouillon Grande-Fontaine, Fleurimont, Plateau-Caillou, le Guillaume, jusqu’à la route Hubert-Delisle. La station de Trois-Chemins, sur la RD 4 alimente la Plaine et Bois-de-Nèfles Saint-Paul, Sans-Souci, puis rejoint la route Hubert-Delisle jusqu’au Maïdo.

• DISPARITION DES CAMIONS-BARS
Le site de la ravine Saint-Gilles avait fait leurs beaux jours. Ils ont aujourd’hui disparu. Les deux camions bars du parking ne sont plus qu’un souvenir. L’un d’entre eux a brûlé dans des circonstances non élucidées, l’autre, tenue par une famille propriétaire d’un terrain adjacent, a baissé son rideau.
Par SominFéklèr - Publié dans : Contributions individuelles - Communauté : la politique autrement
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Mercredi 18 février 2009 3 18 /02 /2009 13:10











Le lagon de Saint-Gilles est à préserver.


Une présentation du PLU (Plan Local d’Urbanisme).


I : À quoi sert le PLU ?


- Le PLU est un document officiel qui dote la commune d’un ensemble cohérent de règles en matière d’aménagement et de développement du territoire. On ne peut pas faire n’importe quoi, n’importe où. Par exemple, le PLU protège les terres agricoles de la spéculation foncière et immobilière (voir les terres irriguées de l’Ouest) et les espaces naturels (pas de construction dans ces zones).

Il réserve des terrains pour l’accueil des activités économiques, pour les logements, etc. Il organise les projets sur le territoire :

Dans le PLU à l’étude, le territoire a été découpé en 6 bassins de vie, plus les Hauts de la commune :
1) Le Centre-Ville et Cambaie ;
2) La Plaine et Bois de Nèfles ;
3) Le Guillaume ;
4) La Saline ;
5) La zone du littoral de Saint-Gilles les Bains ;
 6) Plateau Caillou. Plus Mafate et les forêts des Hauts.


- Donc organiser le territoire pour atteindre des objectifs. Par exemple, pour arrêter l’étalement de l’urbanisation, chaque bassin s’organisera autour d’un centre pour que les gens retrouvent dans ces espaces de vie (particulièrement dans les Hauts) l’ensemble des services, des commerces et des équipements dont ils ont besoin dans leur vie quotidienne. Ce qui permettra de réduire les déplacements vers les Bas.

- Les 3 étapes de la préparation du PLU : Les deux premières étapes ont été franchies : Les orientations budgétaires et les orientations d’aménagement (Le PADD, Plan d’Aménagement et de Développement Durable). Il reste le Zonage, la mise en quelque sorte sur carte de tout le travail avant d’aller vers la population.


- Mais attention, pour bien saisir la politique des élus, il faut voir comment les décisions d’aménagement prennent corps dans la programmation et l’étalement des financements (cf. le Plan pluriannuel de financements qui n’a pas encore été présenté). En un mot, le véritable travail politique, c’est de débattre et d’arrêter les décisions qui font par exemple que tel équipement doit être construit avant tel autre.

II : Pourquoi Saint-Paul n’a pas de PLU ?

L’aménagement de Saint-Paul est toujours régi par un vieux POS (Plan d’occupation du sol). Les révisions des plans précédents ont toujours buté sur des recours devant le tribunal administratif. Alain Bénard avait mis en place une série de consultations de la population pour préparer le PLU, à grand renfort de communication, mais ces réunions étaient trop encadrées par l’appareil communal.


Cette méthode de contacts à la base est peut-être à reprendre, avec plus de pédagogie de la part des « sachants », en veillant à ne pas laisser seuls – même si des élus sont présents en salle – les administratifs et les techniciens dans les réponses à apporter à divers publics venant présenter leurs doléances et suggestions. Mais comment organiser cette consultation (avant ou au cœur de l’enquête publique), sans perdre de temps, tout en restant à l’écoute des propositions qui viennent de la base ?


III : Le calendrier de la mise en place du PLU
 :

 Le but est une approbation pour fin 2 009. Au premier semestre : après l’adoption du PADD et des orientations d’aménagement, la concertation se tournera vers la population, pour arriver à la mise au point de l’ensemble des documents (y compris le zonage). Donc mi-2 009, c’est l’enquête publique. Au deuxième semestre : la prise en compte des résultats de l’enquête publique.


IV : Un document du PLU : le PADD
 :


- Il s’appuie sur un constat. Par exemple : une large domination du logement individuel (86 % des permis de construire entre 2 000 et 2 006) ; une forte pression sur la zone balnéaire (résidences, tourisme, loisirs) – à noter que la pression démographique commence à se faire sentir sur les mi-pentes et sur les Hauts ; une forte demande de logements sociaux (un grand retard pour Saint-Paul) ; le mitage des terres agricoles ; un sous aménagement des espaces naturels ; et une augmentation des inondations sur la zone du littoral. À ce sujet,
on parle d’une imperméabilisation des mi-pentes, mais ne faudrait-il pas y voir principalement une urbanisation mal encadrée (les grandes opérations immobilières ?

- Il définit 14 principes, répartis autour de 3 axes : un développement socialement équilibré ; un développement économique équilibré ; la préservation et la valorisation du capital environnemental.


Par exemple, à partir de l’axe 1 :

- Densifier l’habitat, structurer les quartiers et rattraper les équipements et les services autour d’un centre. Centralités principales et centralités intermédiaires, d’où les problèmes qui en découlent pour demain. Mais alors comment faire ?

- Maîtriser l’urbanisation sur le littoral allant de Boucan Canot à la ravine des Trois-Bassins, de façon à laisser la place aux projets à vocation touristique et de loisirs.


- Construire 13 000 logements d’ici 10 ans, tout en rapprochant l’habitat des équipements et des services, de façon à arrêter l’étalement urbain. En appliquant la règle de la mixité sociale.
Sont à l’étude divers dispositifs comme le déclassement de terrains peu exploitables pour d’autres usages et situés dans des espaces urbanisés ; la réservation d’emplacements susceptibles d’accueillir des opérations de logements sociaux ; la mise en place dans le PLU de règles garantissant dans les futures ZAC la mixité des fonctions et la mixité sociale. Pense-t-on à Cambaie à ce sujet ?


- Poursuivre le rattrapage en équipements.
 Par exemple : La réalisation du Pôle Sanitaire de l’Ouest, en misant sur la coopération du public et du privé (ce qui n’est pratiquement plus à l’ordre du jour, le privé s’étant retiré) ; la construction de crèches et de micro-crèches sur l’ensemble du territoire. Un point extrêmement important, l’assainissement collectif : Créer une nouvelle station d’épuration à grande capacité à Cambaie, ce qui permettra la suppression de celle du Centre-Ville, tout en misant aussi sur une mise aux normes de celle de l’Hermitage les Bains.
Il est temps d’éclairer techniquement et financièrement ce dossier de l’assainissement à Saint-Paul, car sans assainissement d’un meilleur niveau, pas de constructions nouvelles et moins de protection encore des espaces naturels (l’Etang de Saint-Paul, la petite forêt du littoral de Cambaie, sans compter le lagon de Saint-Gilles).


Par exemple, à partir de l’axe II :


- La préservation des espaces agricoles irrigués existants et à venir et le soutien au développement de l’agriculture biologique.
Quelle est la situation actuelle des planteurs sur les terres déjà irriguées, et qu’en sera-t-il sur les autres antennes de l’Ouest à irriguer ?

- Réservation et aménagement de 100 ha à Cambaie (activités logistiques ; stockage nécessitant la proximité du Port). Est-ce que le projet de cogénération à partir d’une usine de raffinage de sucre brésilien est encore dans les esprits ?

- Création d’activités sur 150 ha à proximité de la route des Tamarins.


- Une petite zone d’activités artisanales au Guillaume (activités touristiques).


À partir de l’axe III
 :
Préservation et mise en valeur dans chaque bassin de vie du patrimoine environnemental. (HQE, démarche pérenne, gestion des déchets)


Une remarque générale : La méthode pour appréhender toutes ces questions est primordiale. Sans pré jugement aucun, un principe ne vaut que par son application dans la durée. Il appartient à un pouvoir municipal de montrer au fur et à mesure qu’il avance dans la mise en place de ses projets que les principes retenus se retrouvent encore plus vivants.

 


Contribution personnelle de Mr Aimé LEBON , secrétaire de l'association "Somin Féklèr

Par SominFéklèr - Publié dans : Contributions individuelles - Communauté : la politique autrement
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Samedi 21 février 2009 6 21 /02 /2009 13:54









Courrier envoyé par un lecteur (trice), dont je me permets de reproduire mots pour mots , le texte. En aucun cas , d'une manière individuelle je ne me prononçerais dessus et n'engagerais l'association "Somin Félkèr" sur l'objet de ce courrier, en l'état actuel !

Bonjour, voici une :


« Lettre au Commissaire Enquêteur Maison des Civilisations et de l’Unité Réunionnaise.

et à l’ensemble des élus de l’ile de la Réunion.

 

Objet : enquête publique pour la Maison des Civilisations et de l’Unité Réunionnaise

 

                    Monsieur le Commissaire Enquêteur,

                    Madame, Monsieur,

 

J’ai bien noté que l’enquête publique pour la Maison des Civilisations et de l’Unité Réunionnaise est ouverte à la Mairie de Saint Paul dans le créneau du 26 janvier au 26 février 2009.

 

Je regrette en tant que citoyen soucieux de la qualité et de la protection de mon environnement, de celui de mes proches et des générations futures, que mon emploi du temps ne me permette plus de me déplacer à Saint Paul pour confirmer mon avis négatif quant à la réalisation de ce projet.

 

Je regrette profondément de ne pouvoir remplir cet acte de citoyen dont le législateur a  pris soin de qualifier de « devoir » dans la Chartre de l’Environnement.

 

Je déplore que la consultation n’ait débuté que le jour de la rentrée scolaire, ce d’autant plus que j’avais passé ma dernière semaine de vacances à Saint Gilles les Hauts, sur la commune même où a lieu cette consultation. De fait, le choix de ce créneau écarte grand nombre de réunionnais du « secteur Education » de cette consultation.

 

D’autres difficultés conséquences de phénomènes météorologiques étaient prévisibles. Le créneau de consultation est entièrement inclus dans la présente saison cyclonique légale. Gaël s’est effectivement manifesté. Gaël vient de générer des dégâts sur la route du littoral, sur certains radiers et par conséquent des difficultés de circulation diverses partout dans l’ile. Ces difficultés auront dissuadé bon nombre de réunionnais notamment des régions Nord, Est et Sud de se déplacer à Saint Paul pour formuler leur avis.

 

En ces temps de crise, par la présente, je me permets d’inviter l’ensemble des élus de la Réunion, conseillers municipaux, départementaux, régionaux, économiques, des chambres consulaires, maires, présidents, députés, députée européenne, sénateurs, etc … à aller donner (ou à écrire) leur avis sur l’utilité et la priorité à donner quant à la réalisation de la Maison des Civilisations et de l’Unité Réunionnaise et à remplir ainsi la fonction de représentation que les réunionnais leurs ont confiée.

 

Je demande à nos élus de faire les démarches nécessaires pour faire évoluer les conditions d’une enquête publique afin que tous les citoyens concernés puissent véritablement avoir la possibilité de donner leur opinion. Ce serait là une superbe manière de faire connaître notre ile de la Réunion et de la promouvoir.

 

 

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de ma plus haute considération.

 

                                                                 creolesreunionnais@live.fr

                                                                Où que je sois, je reviendrai vers notre Ile de la Réunion. »

 

 

"Je suis contre le projet de la Maison des Civilisations tant sur le fond que sur la FORME. Je l’ai fait savoir.

Si vous aussi vous êtes contre, faites le savoir.

Je vous propose mon courrier comme support. Vous pouvez l’adapter ou le reprendre en l’état.

A l’ère d’internet, prenons le temps d’envoyer un mel au Commissaire Enquêteur, et/ou à nos élus, ainsi qu’à notre carnet d’adresses.

Faisons entendre nos voix. Pour l’Avenir nos enfants, nous nous le devons.

Faisons l’Unité Réunionnaise contre la Maison des Civilisations."

 

 

1er Mel : au commissaire enquêteur

 

To: maire@mairie-saintpaul.fr

 

Subject: Maison des Civilisations et de l’Unité Réunionnaise : Merci de transmettre à M. THOMAS commissaire Enquêteur

 

 

2ème mel : à nos élus des 24 communes, la Chambre d’Agriculture, la Chambre des Métiers, la Chambre de Commerce,  le Conseil Economique et Social, le Conseil Régional, le Conseil Général


To: cab@mairie-saintpierre.fr; cabinet.avirons@mairie-avirons.fr; cabinet@ville-saintemarie.re; cabinetmaire@ville-lapossession.fr; com_phil@yahoo.fr; communication@ville-port.re; contact@ville-cilaos.fr; courrier@mairie-tampon.fr; secretariat.maire@saint-andre.re; dgs@mairie-saint-louis.re; dircab.entre-deux@orange.fr; emie@ville-saintesuzanne.re; c.esparon@saintdenis.re; ghislaine.lavarel@mairie-saintleu.fr; info@ville-salazie.fr; jean-luc.saint-lambert@plaine-des-palmistes.fr; julie.thomas@ville-saintbenoit.re; ken.rama.mairie.3b@orange.fr; maire@mairie-saintpaul.fr; mairebraspanon@wanadoo.fr; mairie@letangsale.fr; mairie@petite-ile.re; secretariat.mairesterose@wanadoo.fr; smaire@mairie-saintjoseph.fr; president@reunion.chambagri.fr; bernard.picardo@cm-reunion.fr; sg.dir@reunion.cci.fr; cesr-reunion@cesr-reunion.fr; region.reunion@cr-reunion.fr; marie-france.saugrin@cg974.fr;

 

Subject: Maison des Civilisations et de l’Unité Réunionnaise : Merci de transmettre à l’ensemble des élus

 

 

3ème mel : à nos 5 députés, nos 3 sénateurs, notre députée européenne

 

To: drobert@assemblee-nationale.fr; hbello@assemblee-nationale.fr;  jcfruteau@assemblee-nationale.fr; plebreton@assemblee-nationale.fr; rpvictoria@assemblee-nationale.fr; am.payet@senat.fr; gelita.hoarau974@wanadoo.fr; jp.virapoulle@senat.fr; margie.sudre@europarl.europa.eu;

 

Subject: Maison des Civilisations et de l’Unité Réunionnaise

 

 

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Par SominFéklèr - Publié dans : Contributions individuelles - Communauté : la politique autrement
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Mardi 3 mars 2009 2 03 /03 /2009 17:04

         








  
Photo : La ZAC Roquefeuil qui avance, avance…

            L’aménagement de la commune de Saint-Paul, étant donné le retard en équipements de tous ordres (et particulièrement dans le logement social) et une urbanisation croissante sur le littoral et les mi-pentes, nécessite une politique de maîtrise foncière ambitieuse. Et ce d’autant qu’un bon potentiel existe !

            Un outil est à sa disposition, l’EPFR (Etablissement Public Foncier Réunion). Il est dirigé par un Conseil d’Administration où siègent des représentants du Conseil Régional, du Conseil Général, des communautés d’agglomérations (Tco, Cirest, Civis) et des communes du Tampon, Saint-Joseph, Saint-Philippe et Entre-Deux).


           
L’EPFR s’est donné pour la période 2 003-2 008 un Programme Pluriannuel d’Intervention Foncière (PPIF) qui justement mettait l’accent sur « la maîtrise des bourgs et des villes, le rééquilibrage des hauts et des mi-pentes, la maîtrise du portage foncier ». La tâche est tellement immense à la Réunion en général que tout laisse à penser que ces objectifs, plus que dans l’actualité, seront maintenus dans le PPIF qui doit suivre.


           
Donc un outil à la disposition de Saint-Paul et du Tco. C’est pour aller dans ce sens que le conseil municipal du 26 février 09, affaire N°18, a adopté le point suivant : Délégation de l’exercice du droit de préemption de la Maire à l’EPFR, afin de réaliser des logements collectifs, de créer des équipements publics et des logements évolutifs sociaux. Cette délégation se rapporte à six périmètres du territoire : Bellemène ; Saint-Gilles les Hauts-Bernica ; Saline-Barrage ; Saline-Trou d’eau ; Saint-Gilles les Bains ; La Plaine- Bois de Nèfles.


           
Un inventaire des terrains vacants a donc été mené dans l’Ouest, l’Est et une partie du Sud, et des acquisitions ont déjà été faites, mais le plus gros reste à faire. Tout est dans « la définition, la localisation et les conditions » de cette maîtrise foncière, et dans ce que l’on appelle « les terrains stratégiques » pour l’activité économique et touristique future », tout en misant sur l’élargissement du champ d’application quand on pense aux spéculateurs qui guettent le marché des futurs terrains à urbaniser et qui attendent une plus-value considérable à la suite du zonage du PLU. De toute façon, rien ne peut se faire contre l’avis de la commune ; et encore faut-il que l’EPFR ait de véritables moyens financiers !


           
La commune doit donc présenter les moyens à sa disposition (préemption, mais aussi expropriation) pour arriver dans des conditions de négociation où l’on montre aux propriétaires que c’est la logique d’une organisation du territoire au service des intérêts de la collectivité qui doit l’emporter. Il va sans dire qu’il appartient aux élus, aux associations, et à tous qui œuvrent pour le bien-être de la population de formuler des propositions à la commission foncière de l’EPFR pour démarrer des processus d’acquisition.


           
Justement, la préparation du PLU est le moment de « défricher » dans cette direction.


Le Secrétaire : Aimé LEBON.

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