Introduction : Cette analyse de projet reste un point de vue strictement personnel et en aucun cas, implique quiconque de l’association « Somin Féklèr ». Il en résulte un avant projet sommaire, qui n’engage que moi. Si ce projet éveille un quelconque intérêt pour autrui, sa contribution sera la bienvenue.
Tous les renseignements et photos ont été pris dans divers documents mis dans un moteur de recherche bien connu. Si le ou la propriétaire de ces documents, se sentait floué, qu’il ait la gentillesse de me le faire savoir, je retirerai ces dits documents , de mon projet.
Sources : J.I.R (Clicanoo), Randorun, et particuliers
Quelques informations :
Situation :
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Ravine Saint-Gilles : Bassin des Cormorans, bassin des trois roches ou des Aigrettes, bassin malheur, bassin bleu. Les bassins de la Ravine Saint-Gilles se situent à l'Ouest de La Réunion, entre Saint-Gilles-les-Bains et Saint-Gilles-les-Hauts.
Ils constituent une excursion prisée d'une vingtaine de minutes de
marche facile pour accéder à des petites piscines naturelles creusées au pied de chutes d'eau.
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Situation : D 10 direction Saint-Gilles les Hauts au-dessus du théâtre de plein air |
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La Ravine Saint-Gilles descend du Bénard et reste souterraine jusqu'a |
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l'Éperon. Mme Desbassyns fut la première à se servir de son eau pour mettre |
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en valeur toute la région de
Saint-Gilles qui lui appartenait.
Mme Desbassyns |
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Son accès se fait par la route du théâtre de plein air qui se dirige vers |
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Saint-Gilles les Hauts, un parking sur la droite, repérable par la présence d’un snack-bar, |
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constitue le point de départ des sentiers qui mènent aux |
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bassins de la Ravine Saint-Gilles. |
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La Ravine a quatre bassins à des niveaux différents, ce sont de l'aval vers |
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l'amont : |
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- Le Bassin des Cormorans |
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- Le Bassin des Trois Roches, appelé improprement des Aigrettes nom |
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initialement donné à un tout petit
bassin, à présent comblé et |
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roche tombée lors d'un cyclone. |
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- Le Bassin Malheur |
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- Le Bassin Bleu |
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Le bassin
Malheur.
On accède au bassin le plus élevé par un sentier partant sur la gauche du parking (à gauche à la première intersection).
Le sentier est plat mis à part quelques passages rocheux; il suit le canal de l'Eperon.
A-mi chemin, il est nécessaire de franchir une succession de trois tunnels d'adduction d'eau.
Dans ce passage, il est pratique de disposer d'une lampe de poche.
Le bassin est alimenté par des sources résurgentes.
Sur la gauche, on pourra observer de nombreux nids de tisserands (Bélier) suspendus sur de hautes tiges de bambous.
L'humidité due au bassin a permis le développement d'une végétation riche (songes, fougères, bambous...). Depuis le bassin Malheur, il est possible de suivre le Canal du Ker Anna afin
d'accéder à un point de vue splendide sur le bassin des Aigrettes.
Le bassin des Aigrettes.
C'est certainement le bassin le plus accueillant et
de nombreuses familles réunionnaises y viennent en fin de semaine se promener
et se baigner dans une eau claire et fraîche.
Situé en aval du Bassin Malheur, le Bassin des Aigrettes est alimenté en permanence par une multitude de petites cascades.
On y accède en prenant un sentier en pente douce à l'extrême gauche du parking.
On pourra se recueillir quelques instants à l'oratoire situé à la croisée des chemins.
Le sentier ombragé est très agréable et plat. Très accueillant, ce site est très fréquenté en fin de semaine. La baignade se fait dans une eau claire et limpide.
On pourra profiter des massages "naturels" prodigués par les petites cascades et parfois observer les amateurs de canyonning profitant des attraits de ce site.
Le bassin des Cormorans. C'est le bassin le plus en amont, alimenté par des sources résurgentes.
On y accède grâce à un sentier qui suit le canal de l'Eperon.
Une originalité de ce sentier est qu'il est nécessaire de marcher dans l'eau pour franchir une succession de trois tunnels d'adduction.
On pourra également y observer de nombreux nids de tisserands (Bélier) suspendus sur des tiges de bambous.
Une végétation riche (songes, fougères, bambous...) s'est développée grâce à l'humidité due au bassin.
Depuis le bassin Cormoran, il est possible de suivre le Canal
du Ker Anna afin d'accéder à un point de vue splendide sur le bassin des Aigrettes.
Situé en aval des deux bassins précédents, ce bassin est alimenté par une cascade courte mais d'un débit qui peut être impressionnant.
On y accède en prenant à droite à l'intersection de l'oratoire puis en descendant à pic au fond de la ravine (15' après l'intersection).
Une bambouseraie se développe et offre un environnement superbe.
Le bassin est beaucoup plus statique que les précédents et offre une zone ombragée calme et propice au repos.
On retrouve sur la gauche de l'escalier d'accès les ruines de l'usine électrique qui alimentait autrefois Saint Gilles et Le port.
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Le Bassin Bleu, il faut continuer la route goudronnée jusqu'à la hauteur de l’ancienne usine de l’Eperon et vous vous dirigez vers les ruines, dans les hautes herbes, vous trouverez une piste qui rejoint la ravine |
La ravine Saint-Gilles (poème de Leconte de Lisle, Recueil : Poèmes barbares)
La gorge est pleine d'ombre où, sous les bambous grêles,
Le soleil au zénith n'a jamais resplendi,
Où les filtrations des sources naturelles
S'unissent au silence enflammé de midi.
De la lave durcie aux fissures
moussues,
Au travers des lichens l'eau tombe en ruisselant,
S'y perd, et, se creusant de soudaines issues,
Germe et circule au fond parmi le gravier blanc.
Un bassin aux reflets d'un bleu noir y
repose,
Morne et glacé, tandis que, le long des blocs lourds,
La liane en treillis suspend sa cloche rose,
Entre d'épais gazons aux touffes de velours.
Sur les rebords saillants où le cactus
éclate,
Errant des vétivers aux aloès fleuris,
Le cardinal, vêtu de sa plume écarlate,
En leurs nids cotonneux trouble les colibris.
Les martins au bec jaune et les vertes
perruches,
Du haut des pics aigus, regardent l'eau dormir,
Et, dans un rayon vif, autour des noires ruches,
On entend un vol d'or tournoyer et frémir.
Soufflant leur vapeur chaude au-dessus des
arbustes,
Suspendus au sentier d'herbe rude entravé,
Des bœufs de Tamatave, indolents et robustes,
Hument l'air du ravin que l'eau vive a lavé ;
Et les grands papillons aux ailes magnifiques,
La rose sauterelle, en ses bonds familiers,
Sur leur bosse calleuse et leurs reins pacifiques
Sans peur du fouet velu se posent par milliers.
À la pente du roc que la flamme
pénètre,
Le lézard souple et long s'enivre de sommeil,
Et, par instants, saisi d'un frisson de bien-être,
Il agite son dos d'émeraude au soleil.
Sous les réduits de mousse où les cailles
replètes
De la chaude savane évitent les ardeurs,
Glissant sur le velours de leurs pattes discrètes
L'œil mi-clos de désir, rampent les chats rôdeurs.
Et quelque Noir, assis sur un quartier de
lave,
Gardien des bœufs épars paissant l'herbage amer,
Un haillon rouge aux reins, fredonne un air saklave,
Et songe à la grande Île en regardant la mer.
Ainsi, sur les deux bords de la gorge
profonde,
Rayonne, chante et rêve, en un même moment,
Toute forme vivante et qui fourmille au monde
Mais formes, sons, couleurs, s'arrêtent brusquement.
Plus bas, tout est muet et noir au sein du
gouffre,
Depuis que la montagne, en émergeant des flots,
Rugissante, et par jets de granit et de soufre,
Se figea dans le ciel et connut le repos.
À peine une échappée, étincelante et bleue,
Laisse-t-elle entrevoir, en un pan du ciel pur,
Vers Rodrigue ou Ceylan le vol des paille-en-queue,
Comme un flocon de neige égaré dans l'azur.
Hors ce point lumineux qui sur l'onde
palpite,
La ravine s'endort dans l'immobile nuit ;
Et quand un roc miné d'en haut s'y précipite,
Il n'éveille pas même un écho de son bruit.
Pour qui sait pénétrer, Nature, dans tes
voies,
L'illusion t'enserre et ta surface ment :
Au fond de tes fureurs, comme au fond de tes joies,
Ta force est sans ivresse et sans emportement.
Tel, parmi les sanglots, les rires et les
haines,
Heureux qui porte en soi, d'indifférence empli,
Un impassible cœur sourd aux rumeurs humaines,
Un gouffre inviolé de silence et d'oubli !
La vie a beau frémir autour de ce cœur
morne,
Muet comme un ascète absorbé par son Dieu ;
Tout roule sans écho dans son ombre sans borne,
Et rien n'y luit du ciel, hormis un trait de feu.
Mais ce peu de lumière à ce néant fidèle,
C'est le reflet perdu des espaces meilleurs !
C'est ton rapide éclair, Espérance éternelle,
Qui l'éveille en sa tombe et le convie ailleurs !
A suivre…………………………….
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