Samedi 20 juin 2009
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- À la Région, le grand Timonier dit, et l’on fait. Sans discuter vraiment ! Quand je vois les programmations au niveau européen, il faut se dire que l’Europe n’est pas vraiment juge de ce qu’il y
a à faire ou pas. Si la Région estime que c’est bien, on fait. - À partir du moment où c’est dans le document de programmation, c’est fait. Quand c’était présenté, tout le monde a baissé la tête, y
compris le représentant de l’État. Et on l’a dit : Comment l’État pourrait venir mettre son nez là dans ?
- Pour ce musée, tout est prêt sur le contenu ; ce sera quand même un superbe outil pédagogique. Peut-être que les jeunes iront dans cette MCUR, et tireront un profit. Peut-être que les touristes
viendront avant d’aller voir d’autres lieux attachés à l’Histoire du pays.
- Mais, ce projet, pour quelle occupation du sol ? Le débat public, sur ce point et sur tous les autres, aurait dû avoir lieu auparavant. Aujourd’hui, le coup est parti, même si le Préfet a
dit qu’il faut revoir la hauteur du financement. Une fois que la maquette financière de l’Europe est faite, on sait si tel ou tel projet y entre ou pas.
- Est-on sûr qu’en chemin il ne manquera pas encore des millions ?
- La MCUR, c’est pour retrouver nos racines, dit-on ; il y en a beaucoup qui ne s’y retrouvent pas dans cette affaire de racines.
- Difficile sur le fond de s’opposer à ce projet aujourd’hui. Il faut bien un lieu, une structure, comme pour les grands musées de la France hexagonale, où la Réunion se retrouve dans toutes ses
dimensions. La résistance qui émerge un peu partout arrive un peu tard, c’est bien avant qu’il aurait fallu réagir, comme l’a dit quelqu’un d’autre, quand on programmait déjà les fonds européens
pour 2 007-2 013. Vers 2 004, Michel Vergoz était pratiquement le seul à intervenir en séance de l’assemblée régionale pour essayer de moduler le projet de MCUR (financement, fonctionnement, etc.),
mais il prêchait dans le désert, presque tous les autres conseillers régionaux regardaient ailleurs, majorité et opposition.
C’est une affaire sur laquelle l’équipe du Président de la Région a bien anticipé, les élus de toutes les collectivités n’ont pas réagi, ce n’était qu’une affaire d’experts. quant au rôle de
l’État…je ne comprends pas très bien le silence de son représentant sur la question des fonds européens : la commission de suivi est dans les mains du représentant de l’État, c’est lui qui donne
véritablement le feu vert. S’il ne le fait pas, c’est pour des motifs politiciens. Le plus souvent c’est la même attitude : pas de vague dans les DOM. Or la part de l’État dans la pratique de la
décentralisation est importante, il appartient à son représentant de communiquer avec l’opinion sur tous les dossiers qui relèvent de sa compétence. Il l’a fait un peu au moment où il a fallu
installer un rapport de force entre la Région et le COSPAR d’une part et la Préfecture d’autre part ?
À ce moment, il était dans son rôle. Il doit le faire sur tous les dossiers. Et une telle attitude ne remet pas en cause la décentralisation. Mieux même : c’est la faire vivre !
à suivre
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