Je me permets de vous mettre un excellent article de Élodie
Bougenault de celui qui fut l'instigateur d'un des plus grand génocide de l'histoire de l'humanité.
Prés de 2 000 000 de personnes, enfants , femmes furent atrocement tués, souvent par strangulation (fibre de bananniers), par pendaison et par coup de gourdins! Il fallait économiser les
munitions.......!
Les photos de cet article , ont été prises récemment à Phong Peng dans le lycée qui servit de laboratoires de souffrance et au mausolée du Génocide où furent retrouvé de milliers de
cadavres.........!
"Même le plus beau des sourires, peut cacher la dérive de la folie humaine".
franck
Portrait
Pol Pot, de son vrai nom Saloth Sar, est né le 19 mai 1928 à Prek Sbauv, dans la province cambodgienne de Kompomg Thom. Il était issu d’une famille paysanne sino-khmère aisée, dont le destin se
lia à celui de la famille royale en 1925 lorsque sa tante, Khun-Meak, devint la troisième des dix épouses du roi Monivong. De cette union naquit la princesse Khun Yeap, qui fut à son tour reine
du Cambodge en épousant le roi Suramarith et, plus tard, la mère du prince Sirivutdh.

Le frère de Saloth Sar, Saloth Suong, occupa également une place importante au sein du palais royal et épousa l’une des danseuses du roi en 1940, Chea Samy. Alors enfant, Saloth Sar vécut avec le
couple pendant deux années à Phnom Penh, de 1934 à 1935. Sa sœur Saroeun devint elle aussi l’une des concubines du roi Monivong. Son oncle était par ailleurs chef du protocole du palais.
Saloth Sar, le futur Pol Pot, vécut son adolescence à la campagne, et y suivit l’enseignement bouddhique dans le but de devenir moine. Déjà passionné de politique, il s’engagea dans le mouvement
anti-français de Hô Chi Minh (Vietnam) au cours de la seconde guerre mondiale, et devint membre du Parti Communiste Indochine en 1949.
Le gouvernement cambodgien lui accorda alors une bourse afin qu’il puisse effectuer des études de radio-électricité en France, de 1949 à 1953. Dès son arrivée à Paris, il rejoignit les cercles du
parti communiste français auprès desquels il se familiarisa avec l’idéologie marxiste, et au sein desquels il passait la majorité son temps. Saloth Sar manifestait un désintérêt flagrant
vis-à-vis de ses études. Il ne possédait pas son certificat d’études et n’a jamais réussi à obtenir aucun diplôme. C’est sur les bancs de la Sorbonne qu’il rencontra Yeng Sary et Khieu Samphan,
les futurs chefs khmers rouges à l’origine de l’un des génocides les plus violents de l’histoire de l’humanité.
Peu après son retour au Cambodge en 1953, il devint professeur de français dans deux établissements privés de Phnom Penh, Chamroeun Vichea et Kampuchaboth (1956-1963). Lorsque les Français
partirent d’Indochine en 1954, ils nommèrent le roi Norodom Sihanouk à la tête du Cambodge, ce à quoi Saloth Sar était opposé. Il entra alors dans le Parti Révolutionnaire du Kampuchéa, "Khmer
Rouge", et rédigea de nombreux articles pour le journal communiste. Il mit en place les congrès du parti communiste du Kampuchéa en 1960, et fut élu secrétaire du comité central du Parti
Révolutionnaire en 1962. Il tient le surnom "Pol Pot" de cette époque. Alors que le précédent secrétaire, Tou Sammuth, venait de décéder soudainement et dans des circonstances inexpliquées, la
Chine a sélectionné Pol Pot pour le remplacer, le désignant comme "Potential Political".

Pour fuir la police du roi Sihanouk, chef de l’état cambodgien, il prit le maquis en 1963 avec ses compagnons Khmers Rouges, qui s’étaient révoltés contre une taxe nouvellement instituée sur le
riz. C’est dans la jungle cambodgienne qu’il rencontra les partis de la guérilla dont il prit la tête, grâce à l’aide et au soutien de la Chine. Mao Zedong voyait en lui un moyen aisé pour se
prémunir contre le communisme soviétique dont il craignait l’expansion dans la région, et dont l’idéologie contrôlait déjà le Vietnam. Pol Pot vouait une réelle admiration pour Mao Zedong et
décida de s’engager sur la même voie communiste, mais de façon plus radicale et brutale.
Dans les années 70, la guerre que les Etats-Unis livraient au parti communiste de Hô Chi Minh s’étendit au Cambodge, où les troupes américaines vinrent débusquer les forces vietnamiennes qui s’y
étaient réfugiées. Une guerre civile s’en suivit, et Pol Pot triompha de l’armée du roi Sihanouk le 17 avril 1975, date à laquelle Phnom Penh tomba entre les mains des Khmers Rouges. Pol Pot
devint alors "le frère n°1" et le premier ministre d’un régime totalitaire, que la population cambodgienne considéra dans un premier temps comme étant une force libératrice.

Très vite cependant, Pol Pot soumit le pays à la dictature et révéla sa cruauté meurtrière. Avec l’aide de Yeng Sary et de Khieu Samphan, ses anciens camarades de classe, il mit en place un
régime communiste totalitaire et violent, qui visait à supprimer tous les individus susceptibles de devenir "réactionnaires". Mais plus que d’une volonté de faire respecter l’idéologie communiste
dans le pays, l’épuration de la population qui allait se produire procédait d’un profond racisme qui allait se transformer en nettoyage ethnique.

En effet, Pol Pot voulait éradiquer tous les cambodgiens qui avaient été au contact d’autres civilisations que celle de la population rizicole khmère, y compris leurs enfants. Il ordonna tout
d’abord l’évacuation immédiate des habitants qui n’étaient pas purs khmers de Phnom Penh vers les campagnes pour les forcer à travailler aux champs, et fit abattre tous ceux qui ne s’y soumirent
pas.

L’enfer de la population cambodgienne commença alors. Pendant près de quatre ans, les Khmers Rouges firent régner la terreur dans le pays et vidèrent la plupart des villes de leurs habitants. En
1977, Pol Pot définit "les trois extirpations" à réprimer : l’ensemble des Vietnamiens présents au Cambodge, les Khmers parlant vietnamien, ainsi que tous les Khmers entretenant des
relations ou ayant des intérêts avec les vietnamiens. En outre, au-delà de ces populations, étaient visées toutes les personnes qui avaient bénéficié d’une éducation, ou qui manifestaient une
appartenance religieuse, quelle qu’elle fût. Le génocide s’orchestra principalement au cours de cinq purges, deux en 1976, deux en 1977 et une en 1978. Au total, plus de deux millions d’individus
ont péri, soit approximativement un tiers de la population du pays, au cours de massacres, d’actes de torture particulièrement cruels, ou décimés par les travaux forcés et la famine programmée
par le régime.

Le 7 janvier 1979, le Vietnam envahit le Cambodge avec l’aide de l’U.R.S.S., renversant le gouvernement de Pol Pot et mettant ainsi fin à la terreur qu’il avait instaurée. Les Khmers Rouges
s’enfuirent alors dans la jungle, où Pol Pot lança une guérilla contre le nouveau gouvernement pro vietnamien. Il forma également, en 1982, un front commun contre les vietnamiens avec son ennemi
d’antan, le roi Sihanouk.

Pol Pot quitta le commandement des Khmers Rouges en 1985. Condamné à mort par contumace pour les crimes commis, il disparut jusqu’à la fin des années 90. Il aurait coulé des jours paisibles bien
loin de la jungle cambodgienne, dans une résidence luxueuse en Thaïlande. Il se serait, par ailleurs, livré au trafic illégal de bois et de pierres précieuses pendant cette période.

Alors que les États-Unis travaillaient sur la mise en place d’un plan visant à capturer et à traduire Pol Pot devant la justice internationale, ses anciens compagnons le retrouvèrent en juillet
1997, affaibli par la malaria et d’importants problèmes cardiaques. Les tribunaux cambodgiens le condamnèrent alors à une peine de résidence surveillée à perpétuité. Cependant, cette sentence
était symbolique et ne visait qu’à le neutraliser politiquement.

Après plusieurs mois de détention, il s’éteignit le 15 avril 1998 à l’âge de soixante-treize ans, officiellement d’une crise cardiaque. Le décès fut confirmé par l’armée thaïlandaise, qui ne
livra aucun détail supplémentaire. Certains journalistes prétendirent qu’il s’était suicidé, d’autres qu’il avait été empoisonné. Il est vrai qu’il devenait gênant pour ses anciens "camarades"
qui étaient revenus au pouvoir et faisaient partie du gouvernement alors en place, et qui craignaient des révélations. La fin de son existence s’est déroulée dans des conditions particulièrement
mystérieuses, qui laissent encore planer un doute quant à la véracité de l’annonce de sa mort. Sceptique vis-à-vis de l’identité du corps présenté à la Presse, le gouvernement cambodgien, appuyé
par la communauté internationale, demanda qu’une autopsie indépendante soit réalisée. Mais le corps fut incinéré très rapidement, et la preuve de la mort du leader sanguinaire ne fut jamais
confirmée.

Le monde entier douta d’autant plus du décès de Pol Pot, que dans la même période, la perspective d’un jugement international à son encontre se rapprochait plus que jamais auparavant. De
surcroît, depuis quelques semaines, des rumeurs couraient selon lesquelles il était proche de la frontière thaïlando-cambodgienne et allait quitter le Cambodge pour se mettre à l’abri.
Bibliographie
http://www.kh.refer.org/cbodg_ct/tur/hist/polpot.htm
http://www.seminaire-sherbrooke.qc.ca/hist/hist5/travaux/biog/OP/pol_pot.htm
Portrait réalisé par
Commentaires